A quoi sert la Commission éthique et déontologie ?

La Commission éthique et déontologie participe concrètement à l’engagement des membres de l’association dans l’appropriation des principes éthiques et des règles de déontologie, fondamentaux pour le métier de coach professionnel dans notre société en grande mutation. 

La commission Éthique et Déontologie établit le lien entre le positionnement collectif et les choix individuels.

  1. Elle est surtout formée de Référents régionaux, nommés par les Délégués régionaux de l’EMCC France. Ou de volontaires intéressés par cet engagement. Ce sont des pédagogues, des facilitateurs et des experts capables d’apporter un appui opérationnel aux coachs, mentors et superviseurs quant aux dilemmes et risques.

  2. La commission assure la formation des adhérents via la création de modules de supports pédagogiques que ses membres animent notamment par des ateliers spécifiques ou les modules de professionnalisation.

  3. Elle développe auprès des membres de l’EMCC France une communication / sensibilisation poussée sur les enjeux de l’éthique et de la déontologie au plus près du terrain. Elle organise des webinaires avec des invités de haut niveau. Elle peut provoquer des débats sur les thèmes éthiques et déontologiques.

  4. Elle assure le traitement confidentiel des litiges et des plaintes via le Groupe de traitement des litiges et des plaintes (GTLP), litiges entre adhérents (les coachs peuvent le saisir à propos d’autre coachs) ou entre clients et adhérents. Pour lesquelles elle a créé des protocoles spécifiques. Contact : gtlp@emccfrance.org

  5. Elle co-organise des groupes de travail ou des événements avec d’autres commissions EMCC France. Elle collabore avec les partenaires de l’EMCC France (dont EMCC Global) et fait connaître leurs réflexions.

Sa composition

Le code de déontologie

Toute adhésion à l’EMCC France implique engagement à suivre le code de déontologie. Chaque signataire est coresponsable de la gouvernance globale. Nos professionnels s’engagent à :

Dans la relation client :
• Assurer la qualité du service,
• Clarifier le contrat,
• Respecter l’intégrité du client et la stricte confidentialité,
• Ne pas avoir d’interactions inappropriées,
• Ne pas entrer dans les conflits d’intérêts, les gérer,
• Anticiper la fin de la relation professionnelle et les responsabilités ultérieures.

En termes de conduite professionnelle :
• Préserver la réputation de la profession (image, pratiques),
• Avoir un comportement responsable en matière d’inclusion et de diversité,
• Se conformer aux obligations légales et réglementaires,
• S’opposer à toute infraction au code de déontologie.

Pour assurer l’excellence de la pratique :
• Exercer dans la limite de ses capacités professionnelles,
• Etre supervisé et assuré,
• S’investir dans son développement professionnel continu.

Ethique et morale et déontologie

Certes il y a la conformité des choix à notre code de déontologie, lequel nous simplifie l’éthique. Ce sont les droits et devoirs qui régissent une profession, c’est l’ensemble des règles qui régissent l’exercice d’une profession ou les rapports sociaux de ses membres.  C’est écrit, c’est concret, c’est exactement ce qu’il nous faut dans nos métiers, pas besoin de chercher de principes ! Toutefois les appliquer c’est parfois plus dur, d’ailleurs le code lui-même demande la co-construction de réponses les plus opérationnelles possibles… D’où l’intérêt de la supervision, des groupes d’échanges de pratique et de la formation.

L’éthique, individuelle ou collective, est une série de principes qui nous aident à la décision. Ils s’enracinent dans nos systèmes de valeurs individuels ou collectifs. Ils servent de critères de choix entre valeurs en conflit. Ils apportent de la Conscience pour développer une action sociétale responsable. L’éthique est contextualisée et relative, orientée finalités. Si de grands principes nous guident, ils sont parfois difficiles à appliquer dans nos décisions face aux injonctions que nous subissons et aux contextes de plus en plus complexes.

Surtout en système cognitif 1, il faut avoir passablement policé nos réflexes ! L’éthique implique du recul, de la réflexivité, de sortir de ses biais, voire un échange avec un pair ou superviseur. Ou même un travail d’équipe. Du système cognitif 2. Là nous faisons allusions à nos systèmes neuronaux de décisions, le premier étant très conditionné et automatisé, le second, moins sujet aux biais.

Le maître de la notion d’éthique est Spinoza, philosophe du 17 ème siècle. Pour lui, face à un dilemme, il suffit de résoudre pas à pas la chaîne logique des propositions qui nous arrivent. Comme pour lui nous sommes libres nous devrions ainsi pouvoir nous débrouiller avec cela et enfin parvenir au bonheur en accroissant nos connaissances afin de transformer les passions (qui sont négatives selon lui) en actions (forcément vertueuse). Certes un peu rapide, sa pensée est une forte incitation à la réflexivité via des scenarios à définir.

Weber, sociologue du débat du 20 ème siècle, distingue lui entre l’éthique de conviction, celle du « militant », de l’éthique de responsabilité, qui amènerait un changement plus progressif. L’évaluation du degré d’urgence et l’évaluation du risque pour revient à chacun ou au groupe.

Pour la morale, à extraire d’un clivage simpliste entre bien et mal, et du jugement de valeurs. Nous devrions vous renvoyer à Kant (philosophe allemand du 19ème siècle) et son impératif universel, absolu : « Agis comme si la maxime (le principe, ce qui donne le sens) de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature”». Mais cela devient carrément compliqué !! Puis-je devenir référent d’un principe universel de la nature ? Où trouver les réponses en moi ? La morale a rapport aux mœurs, aux coutumes, traditions et habitudes de vie propres à une société, à une époque. En revanche lorsque Kant nous dit que « la fin ne justifie pas les moyens », coachs, mentors et superviseurs suivent davantage. En tout cas cela interpelle quant au rapport à l’argent.

Habermas, encore en vie, lui, reprend Kant en cernant ainsi son propos : « seules peuvent prétendre à la validité les normes susceptibles de rencontrer l'adhésion de tous les intéressés en tant que participants d'une discussion pratique ». Pour lui, en d’autres termes,  il faut prendre en compte les intérêts des personnes qui peuvent être affectées par la norme examinée et tenir compte des jugements que lesdites personnes posent sur la norme. On se sort du transcendantal par l’intersubjectivité. On pourrait parler de co-construction, voire de co-développement…

Edgard Morin : L’idée d’éliminer la mort par le progrès est un mythe. Mais l’idée d’améliorer nos vies est une possibilité. Tant que l’on n’a pas acquis une conscience, que l’on n’est pas capable de maîtriser le devenir humain, tant que celui-ci est emporté par des forces obscures qui sont l’inconscience et l’intérêt, je trouve que ces possibilités n’auront peut-être d’effets que sur une élite très restreinte».

Coachs, Superviseurs, Mentors, en qualité d’accompagnants, professionnels du changement, peuvent ici se relier à la RSE qui constitue un champ d’exploration et d’implication en intelligence de sens avec notre place dans une société en mutation.

Au-delà de cela il s’agit de co-construire en commission ou en région ou en groupe de travail spécifique des réponses à nos questions individuelles et collectives quant au sens du métier, quant aux finalités de nos décisions et choix, individuels et collectifs.

Les 8 principaux dilemmes clés du coach

  1. Parmi les choix qui se posent devant son coaché, une des options porte atteinte à la morale et donc se heurte à sa propre éthique de coach,

  2. Conflit d’intérêt entre le client et le coaché,

  3. Travailler avec un client dont les objectifs s’éloignent de ceux fixés avec son organisation-cliente,

  4. La confrontation avec la qualité des relations au sein d’une organisation,

  5. Identifier ses dissonances cognitives intimes provoquées par ses propres faiblesses éthiques voire légales sinon morales, et s’y confronter,

  6. Perdre la confiance de son client ou du coaché,

  7. Blesser son coaché,

  8. Entamer sa crédibilité professionnelle.

Source : EMCC Global – Ethical dillemnas in coaching today.

Je contacte la commission Ethique & Déontologie

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